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2020, année record pour l’éolien dans le monde

 Les années se suivent et la percée de l’énergie éolienne dans le monde se confirme. Pour cette source d’énergie renouvelable, 2020 aura été mémorable avec tous les indicateurs de marché au vert. De quoi rappeler qu’il faudra compter sur l’éolien dans le cadre de la transition énergétique, inévitable dans le contexte du changement climatique.

Historique ! Le mot n’est pas trop fort pour décrire la performance du secteur éolien l’année dernière. Selon le dernier rapport du Conseil mondial de l’énergie éolienne (GWEC), 93 gigawatts (GW) d’éolien supplémentaire ont été raccordés au réseau. Un rythme de progression d’une année à l’autre jamais vu dans l’industrie qui avait réalisé, avant 2020, son meilleur résultat en 2015 avec 63,8 GW ajoutés.  La performance porte la puissance totale du parc éolien installé dans le monde à 743 GW. La pandémie de coronavirus et les perturbations dans les chaînes mondiales d’approvisionnement n’auront donc pas suffi à essouffler la dynamique affichée par les projets de construction ces dernières années.

Depuis 2014 en effet, le secteur affiche une croissance soutenue. Les nouvelles installations d’éoliennes dans le monde ont franchi annuellement la barre des 50 GW. De même, la puissance totale installée n’a cessé de grimper doublant presque en l’intervalle de 5 ans en passant de 369,7 GW en 2014 à 591 GW en 2019.  Avec cette santé robuste, l’industrie s’affiche ainsi de plus en plus en première ligne dans la réduction de l’empreinte carbone des activités humaines. Selon le GWEC, le secteur permet ainsi d’éviter chaque année, le rejet dans l’atmosphère de 1,1 milliard de tonnes de CO2, soit l’équivalent des émissions annuelles de l’Amérique du Sud.

Selon le GWEC, le secteur permet ainsi d’éviter chaque année, le rejet dans l’atmosphère de 1,1 milliard de tonnes de CO2, soit l’équivalent des émissions annuelles de l’Amérique du Sud.

Le segment de l’éolien onshore, ou terrestre, a été le grand gagnant du boom du marché en 2020. Portée par la réduction des coûts, celui-ci est devenu l’une des sources d’énergie les moins chères du monde. Dans un contexte où les réglementations environnementales rendent l’énergie fossile de moins en moins profitable, l’industrie a enregistré une mise en service de 86,9 GW, soit 59 % de plus que 2019, ce qui porte l’ensemble de ses capacités à 707,4 GW. L’éolien marin (offshore) a affiché quant à lui sa seconde meilleure année de l’histoire avec 6,1 GW poussant la puissance de son parc à 35,3 GW. Là aussi, le coût moyen hors subvention de l’énergie est en constante baisse avec une chute de 67 % sur les 8 dernières années d’après Bloomberg New Energy Finance (BNEF), référence dans l’industrie éolienne en matière économique et financière.

La Chine et les USA portent la dynamique 

Au fil des années, les USA et la Chine se sont imposés comme les piliers de la croissance de l’industrie éolienne devant de nombreux pays européens et continuent de mener la danse. Le duo a compté pour près de 75 % des nouvelles capacités installées en 2020, soit 69 GW.

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Globalement, les deux puissances économiques hébergent plus de la moitié de la capacité totale installée dans le monde. Et comme pour l’énergie solaire, c’est d’abord la Chine qui fait office de tête de pont dans l’éolien au plan mondial.

Le pays possède le plus grand parc éolien dans le monde et demeure le premier fournisseur mondial d’équipements d’énergie éolienne. A lui seul, l’empire du Milieu a compté pour 56 % des nouvelles installations (52 GW) et son parc éolien a atteint en 2020, 288 GW, soit 40 % du total mondial d’après le GWEC.

A lui seul, l’empire du Milieu a compté pour 56 % des nouvelles installations (52 GW) et son parc éolien a atteint en 2020, 288 GW, soit 40 % du total mondial d’après le GWEC.

Avec ses investissements massifs dans l’onshore et offshore, la Chine tire l’ensemble de l’Asie vers le haut. Elle compte ainsi pour 85 % de la capacité installée en énergie éolienne de cette zone qui affiche désormais au compteur 338 GW contre 218 GW pour l’Europe. Il faut dire qu’en Chine, premier émetteur de dioxyde de carbone (28 % du total mondial), la question de la transition énergétique se pose avec acuité.

Premier investisseur mondial dans des centrales à charbon qui génèrent 40 % des émissions planétaires de CO2, le pays est de plus en plus critiqué par les organisations environnementales. La Chine a notamment annoncé sa volonté de réduire ses émissions de CO2 avant 2030 et d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2060, en absorbant autant de gaz à effet de serre qu’elle en émet. Elle a également adopté un nouveau plan quinquennal (2021-2025) qui fixe la part des énergies non fossiles à 20 % de son mix énergétique d’ici 2025.

Loin derrière la Chine, les USA ont installé 16,9 GW d’énergie éolienne en 2020, soit 18 % du total mondial. Dans le pays de l’Oncle Sam, l’ambition de l’administration Biden d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 a redonné un nouveau souffle aux acteurs de l’industrie qui entrevoient de nouvelles perspectives de croissance dans les prochaines années.

La nécessité d’accélérer le développement de l’industrie 

L’industrie éolienne est pleine de dynamisme et représente déjà la technologie propre qui offre le plus important potentiel de décarbonisation par MW d’énergie produite. Selon les prévisions, 469 GW de capacités devraient être encore installés sur les 5 prochaines années, de quoi permettre à l’éolien de contribuer plus grandement au mix énergétique mondial. Mais, selon le GWEC, il faudra encore en faire davantage pour participer pleinement aux efforts climatiques.

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Ainsi, le monde aura besoin d’installer 180 GW de nouvelles capacités éoliennes chaque année jusqu’en 2025. Ceci pour s’assurer d’être sur le bon chemin pour atteindre l’ambition de l’accord de Paris de 2015, qui vise à limiter le réchauffement à 2 °C par  rapport  au  niveau  préindustriel.  Cela suppose d’énormes efforts dans la mesure où actuellement la tendance mondiale tourne autour de 86 GW en moyenne par an.

Ainsi, le monde aura besoin d’installer 180 GW de nouvelles capacités éoliennes chaque année jusqu’en 2025. Ceci pour s’assurer d’être sur le bon chemin pour atteindre l’ambition de l’accord de Paris.

Plus important encore, cette capacité devra être portée à 280 MW annuellement après 2030 dans l’espoir d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Un objectif démesuré pour certains, mais une raison de plus, selon le GWEC, pour que les gouvernements redoublent d’imagination et prennent des mesures urgentes. Au nombre de celles-ci, l’institution estime que les Etats pourraient notamment réduire les formalités administratives pour accélérer l’octroi de licences pour les projets d’éoliens, aussi bien sur terre qu’en mer. Un autre axe d’intervention consisterait à renforcer des investissements dans les réseaux électriques ainsi que dans les infrastructures pour intensifier le déploiement des installations éoliennes dont la compétitivité est un solide avantage pour offrir de l’électricité propre dans le contexte de hausse de la demande mondiale. A bon entendeur…

Source Agence ecofin

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